Temps partagé : un DAF partage son expérience

Un nombre croissant de managers se tournent vers le « temps partagé » et collaborent ainsi avec plusieurs entreprises en même temps. Ce secteur connaît une forte progression pour les fonctions DAF et DRH, liée notamment à une demande accrue des PME, qui ont besoin de personnes hautement qualifiées sans avoir les moyens de les recruter en CDI à temps plein. 

DAF à temps partagé, le basculement

A 40 ans, après ces douze années de salariat, Henri quitte l’entreprise et se fait financer un Executive MBA à HEC. De nouveau sur le marché du travail, les jobs de DAF qui lui sont proposés lui paraissent fades par rapport à sa dernière expérience et à son investissement dans le MBA.

Il se laisse alors happer par des amis qui le sollicitent pour les aider dans leurs projets : l’un monte une compagnie aérienne low cost, l’autre souhaite vendre son entreprise. Ils ont besoin d’aide solide sur les aspects financiers

Les plus et les moins du métier selon Henri

 « Je suis DAF, mais aussi DRH, DGA… je coache les dirigeants, bâtis la stratégie avec eux et participe au développement ou à la restructuration de leurs entreprises. C’est ce qui m’anime. Je me suis découvert des talents de commercial et ça c’est fondamental…

J’apprécie la pluralité des missions, la multiplicité des cultures d’entreprises, zapper de l’une à l’autre. Je savoure le fait de ne plus être dans une seule société et une seule culture et sans lien de subordination. Mes missions deviennent un plaisir et ne sont pas subies.

Je suis passé de la précarité du CDI à la non précarité totale !

Les dirigeants avec lesquels je travaille ont souvent entre 30 et 45 ans. Ma séniorité est un avantage, un gage d’expérience, de solidité qui rassure. Les salariés, souvent très jeunes dans les startups que j’accompagne, apprécient de bénéficier des apports de quelqu’un de plus expérimenté.

Au départ, pour développer mon activité, j’avais fait un site internet et une plaquette… Aujourd’hui, un site et une plaquette ne servent plus à rien. La visibilité sur les réseaux sociaux, le nombre de contacts et les recommandations sont infiniment plus efficaces.

Je me positionne avant tout comme un « apporteur de solutions ».

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